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française, fut aussi surnommée la "perle des Antilles".
Le 1er janvier 1804, en déclarant l'indépendance du pays, Dessalines lui redonne le nom indien d'Haïti, désireux de rompre avec les appellations française et espagnole.
Haïti est parfois le nom donné, en français, à l'ensemble de l'île.
Cette île des grandes Antilles fut découverte par Christophe Colomb en décembre 1492. Il la nomma Hispaniola..
Les Espagnols exploitèrent l'île pour son or. Les amérindiens refusant de travailler dans les mines furent massacrés et réduits en esclavage ; les rares qui s'échappèrent pour trouver refuge dans les montagnes furent marginalisés et fortement paupérisés. Les maladies infectueuses arrivées avec les européens firent des ravages ; les mauvais traitements, la dénutrition et la baisse de natalité firent le reste : la population indigène fut décimée en quelques décennies. L'ouest de l'île étant négligée par les colons espagnols, des boucaniers français s'y établirent peu à peu, puis des colons organisèrent des plantations et des villes. Le traité de Ryswick de 1697 partagea l'île entre la France et l'Espagne. Au XVIIIe siècle, sous le nom de Saint-Domingue, la partie occidentale devient la colonie française la plus riche de toute l'Amérique grâce aux profits immenses de l'industrie sucrière. Des centaines de milliers d'Africains furent amenés à Saint-Domingue comme esclaves pour faire fonctionner cette industrie. Leur sort fut juridiquement encadré par le code noir, préparé par Colbert et édicté par Louis XIV. La Révolution française entraîna de graves bouleversements sociaux, dont le plus important dans la région fut la révolte des esclaves qui aboutit à l'abolition de l'esclavage en 1793 par les commissaires civils Sonthonax et Polverel, (décision avalisée et généralisée à l'ensembles des colonies françaises par la Convention six mois plus tard). Le noir Toussaint Louverture, nommé Gouverneur par la France, après avoir rétabli la paix et chassé les Espagnols et les Anglais qui menaçaient la colonie, rétabli la prospérité par des mesures audacieuses. Mais il alla trop loin en promulguant une constitution autonomiste. Napoléon Bonaparte, sous l'influence des créoles et des négociants envoya une expédition de 30 000 hommes sous les ordres de son beau-frère le Général Leclerc pour démettre Louverture et rétablir l'esclavage. Mais, après quelques victoires et l'arrestation et déportation de Toussaint Louverture, les troupes françaises finirent par être battues à la bataille de Vertières par Jean-Jacques Dessalines et le 1er janvier 1804, l'indépendance du pays fût proclamée sous le nom d'Haïti. Dessalines se fit proclamer gouverneur à vie par ses troupes. Il fit exécuter les Blancs restés sur l'île et gouverna en despote. Il périt assassiné le 17 octobre 1806. Le pays se partagea alors entre un royaume au nord, dirigé par Henri Christophe et une république au sud, dirigée par Alexandre Pétion. Le président Jean Pierre Boyer fit réunifier ces deux parties ; il conquit de plus la partie est de l'île. Le 11 juillet 1825, le roi de France Charles X menaça de reconquérir l'île et envoya une flotte de 14 vaisseaux. Boyer dut signer un traité selon lequel la France ne reconnaissait l'indépendance du pays qu'en échange d'une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs). (Le peuple haïtien réclame d'ailleurs aujourd'hui à la France le remboursement de cette indemnité, qu'ils rendent responsable de l'État actuel de leur économie. Le gouvernement français les évince depuis toujours en toute discrétion, cette question faisant débat dans tous les milieux en Haïti sans toutefois que l'opinion publique française n'en aie jamais été mise au courant, et encore moins été consultée...) Une longue succession de coups d'État suivit au départ de Boyer. Le pouvoir ne cessa d'être contesté par des factions de l'armée, des élites mulâtre et noire, et de la classe marchande (elle-même composée de grand nombre d'étrangers – Allemands, Américains, Français, Anglais etc). Le pays s'appauvrit, peu de chefs d'État se préoccupant de son développement. Dès que le pouvoir se fragilisait, des révoltes armées se déclenchaient, entretenues par les candidats à la succession. Au début du 20ème siècle, le pays était en état d'insurrection quasi-permanente. Les États-Unis occupèrent l'île de 1915 à 1934.
Par la suite, de 1957 à 1986, règna la dictature des Duvaliers, sous lesquels le système de délation et d'escadrons de la mort dits Tonton Macoute fut mis sur pied. De nombreux haïtiens s'exilèrent, notamment aux Etats-Unis et au Québec. Boniface Alexandre, président de la Cour de cassation, assura le pouvoir par intérim. En février 2006, suite à des élections marquées par des incertitudes sur le décompte des bulletins de vote, et grâce à l'appui de manifestations populaires, René Préval, proche d'Aristide et ancien président de la République d'Haïti entre 1995 et 2000, a été élu.
Haïti est une république. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans. Haïti est divisé en 10 départements : Artibonite, Centre, Grand'Anse, Nord, Nord-Est, Nord-Ouest, Ouest, Sud, Sud-Est, Nippes. L'économie d'Haïti est la plus pauvre de l'Amérique. Depuis la chute du régime de Duvalier en 1986, les économistes étrangers pressent le pays afin qu'il modernise son économie. Sous la présidence de René Préval, plusieurs réformes sont prévues, dont la libéralisation des échanges et des taxes, la rationalisation du gouvernement et l'augmentation des revenus des taxes. |
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